1 r /(. MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
(Irait toutes les mesures convenables pour ré-tablir la tranquillité. Une pareille déclarationne pouvait qu’annoncer les plus graves événe-ments. Elle portait ou plutôt elle affectait unton de supériorité qui (levait nécessairementêtre soutenu de moyens prêts à être mis en œu-vre. Effectivement, le 3o mai, jour où elle futprésentée aux États, éclata tout-à-coup à Ams-terdam un tumulte violent de la part de la po-pulace orangiste. Elle avait été disposée à unsoulèvement, par les meneurs du parti; maisle soulèvement ne devait avoir lieu que lei er juin, d’après le plan qui avait été con-certé à Nimègue où était la cour, entre le Sta-thouder et le chevalier Harris, ambassadeurd’Angleterre . Cette populace vendue au prince,entraînée au désordre par sa propre nature, selivra, le 3o mai, à des violences publiques con-tre la bourgeoisie ; cette précipitation nuisit auplan de Nimègue . La bourgeoisie avait aussi àses ordres, à Amsterdam , une populace patriotequi en vint aux mains avec la stathoudérienne,et la refoula dans le quartier des matelots. Leparti du prince leva les ponts pour se défendredans ce quartier; mais le parti des bourgeoisvint à bout de forcer un passage, et s’étant jetcdans des barques, attaqua ses ennemis d’unautre côté, et les mit en déroute. Les vainqueurs