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Tome sixième.
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POLITIQUE DU DIRECTOIRE,par laquelle le Roi de Prusse affectait une domi-nation absolue sur la République , mit au grandjour le motif du voyage de sa sœur, l’intelligenceconcertée qui n’avait cessé d’avoir lieu entre lacour de Nimègue et celle de Berlin , et donna enmême temps la preuve que M. Thulemeyer, aulieu de recevoir des ordres de son maître, ne lesrecevait que de Nimègue , et à point nommé pourdétruire le lendemain tout ce qui aurait été pré-paré la veille. Les patriotes virent également queles négociations de la France avec la Prusse s’é-taient ressenties de la mollesse qui caractérisaitalors le cabinet de Versailles , endormi dansl’insouciance des plaisirs sar le bord de l’abîmequi devait bientôt l’engloutir. Qui sait ce quiserait arrivé, si la France , fidèle à son honneuret à sa politique, eût soutenu hautement, parune grande démonstration militaire, l’amitiéqu’elle devait aux Provinces-Unies ? Elle donnaitpeut-être le signal d’une guerre, où elle eût en- »traîné une partie de l’Europe ; elle aurait sauvéla liberté de son alliée, et probablement échappéelle-même à sa révolution.

En cela elle eût été conséquente avec la con-duite qu’elle avait tenue à l’égard de l’Amérique dunord, où, sans provocation de la part de l’Angle-terre , elle avait été grossir les armées des insur-gents. L’intérêt qu’elle eût pris à défendre la