après, à la journée du 18 brumaire. Les arméesroyales ne se battirent pas dans cette campagnecomme elles l’avaient fait sous Charette ; cepen-dant en Bretagne, en Normandie et dans le Maine ,leurs progrès furent effrayants; elles prirent ungrand nombre de villes, occupèrent Saint-Brieux ,le Mans et Nantes , et parlaient hautement demarcher sur Paris .
Le Directoire ne savait plus où donner de latête; il s’en cachait mal par l’éclat qu’il don-nait aux petits avantages que de simples officiersavaient eus dans la basse Vendée , où on ne fai-sait réellement qu’une guerre de partisans. Sapeur était publique comme son incapacité.
Le retour de Napoléon, revenu d’Egypte pourdétruire l’anarchie directoriale et donner à laFrance un gouvernement digne de sa grandeuret de sa puissance, mit fin à la guerre de la Ven-dée. Il ne se trouva pas en France un seul indi-vidu qui donnât des regrets à la chute du Direc-toire . Jamais révolution ne fut plus complète.Le 18 brumaire rendit à la France le rang qu’elledevait occuper en Europe , et le crédit qu’onacquit tout à coup. La pacification intérieure dela République fut un des premiers soins de Na-poléon. Les chouans et les Vendéens refusèrentd’abord de reconnaître la constitution consulaire.Le gouvernement répondit au manifeste de la