Band 
Tome sixième.
Seite
299
JPEG-Download
 

VENDÉE .

a 99

Vendée par son décret du 28 décembre, qui ac-cordait aux révoltés dix jours pour se soumettre,et fit menacer la Vendée par le général Brune,qui s’y porta avec des forces considérables. Dansce temps, le général Hédouville reçut des pou-voirs pour négocier; c’était l’homme qui conve-nait : gentilhomme, il avait une affinité toutenaturelle avec les chefs des insurgés ; son espritconciliateur, ses manières persuasives les gagnè-rent, et la négociation commença. L’abbé Ber-nier, qui lors de la dernière pacification s’étaitretiré en Suisse , fut choisi par Napoléon pouraider Hédouville dans sa négociation. Cet abbérendit les plus grands services dans cette occa-sion , tant à son pays qu’à ses anciens amis. D’Au-tichamp, Laprevalaye, Châtillon , furent les pre-miers qui se soumirent. Suzannet, Bourmont,d’Audigné mirent bas les armes peu après; ilsjouissaient d’un grand crédit dans leur parti.

Au milieu de ces négociations si heureusespour la France, l’Angleterre envoya quarantevaisseaux qui jetèrent l’ancre sur les côtes deBretagne , et y débarquèrent une grande quan-tité d’armes et de munitions dont Georges sesaisit, et qu’il parvint, après un combat dans le-quel il eut l’avantage, à faire transporter dansson camp retranché de Grandchamp. L’Angle-terre suivait jusqu’au dernier moment, comme