MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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de Fleurus, le commandement de l’IIelvétie;Joubert se rendit à Milan , comme général enchef de l’armée d’Italie ; Championnet fut envoyéà Rome. L’Europe retentit du cliquetis des armes.Cependant quelque espoir de paix restait encoreaux peuples, fatigués d’une si longue lutte, etils attendaient avec anxiété l’issue des négocia-tions de l’hiver.
A la fin de novembre, l’armée napolitaine en-tra en campagne, sans déclaration de guerre,sans avoir concerté ses opérations avec les arméesalliées. Elle p^ssa les frontières du royaume,attaqua l’armée cantonnée dans les Etats romains,et fit le 28 novembre une entrée triomphantedans la capitale du monde chrétien. Mais bien-tôt le roi de Naples fut puni de son audace. Ils’en prit au cabinet de Vienne des malheurs quil’accablèrent : il accusa le conseil aulique de l’a-voir imprudemment compromis, en n’ayant pointfait appuyer ses opérations militaires par desmouvements de troupes dans la haute Italie . Deson côté, le cabinet de Vienne accusa la courde Naples d’une précipitation coupable, en cequ’elle faillit compromettre le succès de la coa-lition : il fallait dissimuler, attendre l’arrivée desRusses sur le champ d’opérations. Il est de faitque l’Autriche n’avait point oublié la conduitedu Roi de Naples en 1796; elle se rappelait avec