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Tome sixième.
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SECONDE COALITION CONTRE LA FRANCK. 3o^

inquiétude que ce prince avait été un des pre-miers à reconnaître la République , et à désar-mer. Elle fut bien aise, au préalable et avant dese déclarer, de le compromettre et de lui ôtertoute possibilité d’éluder de remplir les engage-ments qu’il venait de contracter. De son côté,l’Angleterre craignait l’effet des négociations quise continueraient pendant l’hiver, si les hostili-tés n’éclataient pas. Elle voulait à tout prix fairetirer les premiers coups de fusil. Le cabinet deNaples lui parut le plus propre de tous à servirsans réflexion ses vues : elle employa vis-à-visde lui tous les secours de sa politique et de sestrésors pour le décider à l’entreprise qui renversapour le moment le trône de Naples. Mais l’Au-triche et l’Angleterre étaient loin de s’attendre àce résultat; elles en furent consternées.

Aussitôt que l’on apprit à Paris l’invasion na-politaine, le Directoire ne garda plus de me-sures vis-à-vis de la cour de Turin . Des corres-pondances interceptées avaient mis à nu lesdispositions de ce cabinet, et l’on ne pouvaitdouter qu’il ne fût secrètement l’allié île la coa-lition. Le général Joubert reçut ordre de se sai-sir du Piémont et de sommer le roi d’abdiquer;il entra dans Turin le 28 novembre. Victor-Emmanuel déposa sa couronne, et se retira àCagliari avec sa famille; il emporta ses trésors

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