SECONDE COALITION CONTRE LA FRANCE . 3l 1
taque. Son armée était disséminée sur une lignede plus de soixante lieues; son artillerie étaitincomplète; il manquait de munitions; sa cava-lerie était insuffisante; toutes les chances de laguerre lui seraient défavorables. Le danger immi-nent de sa position ne. l’effraya point. Il fit appro-visionner et armer le château Saint-Ange , y mitune bonne garnison, leva un corps de volontairesromains, doubla la garde urbaine et lui confia ladéfense de la capitale.
Cependant l’armée napolitaine était entrée encampagne : elle s’avançait avec rapidité, opérantà la fois par trois directions : le long de l’Adria-tique, au centre, et sur les bords de la Méditer-ranée. Douze bataillons et huit escadrons, sousles ordres du lieutenant-général Micheroux, pas-sèrent leTronto, le novembre, près d’Ascoli,et entrèrent à Porto-Fermo. Le général lluscan’avait qu’un bataillon italien ; il se replia surMa-cerata. Le général Casablanca accourut d’Ancône à son secours avec la brigade du général Monnier,attaqua vivement les Napolitains, le 3o novembre,leur fit six mille prisonniers et se saisit de touteleur artillerie. Au centre, le général'Lemoinearrêta devant Terni la division San-Filippo qui,après avoir forcé le pont de Rieti , s’avançait surTerni . Le général Rellermann eut aussi un succèsa Vicovaro : il battit la colonne de Giustinîani.