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Tome sixième.
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3 0.6 MÉMOI11ES DE NAPOLEON.

vite que le quartier-général, qui n’avait que cin-quante lieues à parcourir. C’est ce qui a été lacause du petit échec devant Capoue, qui encou-ragea les insurrections et donna lieu à beaucoupd’échauffourées; c’est aussi ce qui porta à con-sidérer l’arrnistice du io janvier comme un évè-nement heureux. Le Directoire, qui, de Paris ,n’entrait pas dans le détail de ces fautes militaires,s’indigna de voir trente mille hommes s’arrêterdevant une capitale ouverte, défendue par desdébris d’armée. Il avait raison : il eût été utileque l’armée ne dépassât pas Rome; mais il n’étaitpas convenable de la laisser aux portes de Na-ples , exposée à succomber sous toutes sortesd’embûches.

3° La conduite du général Mack aurait étébonne avec des troupes autrichiennes. Que pou-vait-il faire de plus que de mettre ses soldatsaux mains avec les soldats français , au nombrede deux ou trois contre un? Mais les Napolitainsn’étaient pas des troupes exercées; il n’eût jamaisdû les employer à des attaques, il devait faireune guerre de position qui obligeât les Françaisà attaquer. Les militaires sont fort partagés surla question de savoir s’il y a plus d’avantages àfaire ou à recevoir une attaque; mais cette ques-tion n’est point douteuse, lorsque d’un côté sontdes troupes aguerries, manœuvrières, ayant peu