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Tome sixième.
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SECONDE COALITION CONTRE I.A FRANCE. 3^7

d’artillerie, et que de l’autre est une armée beau-coup plus nombreuse, ayant à sa suite beaucoupd’artillerie, mais dont les officiers et les soldatssont peu aguerris. Si, le jour même du commen-cement des hostilités, Mack se fût trouvé à Ci-vita-Réale avec 4 o,ooo hommes, que le soir il fûtarrivé à Terni, que le lendemain il eût fait unemarche sur Rome , occupant le pont de Bor-ghetto et une bonne position, comment les Fran-çais auraient-ils pu, avec 9,000 hommes et 12pièces de canon, y forcer une armée cinq foisplus nombreuse, ayant soixante bouches à feuet déjà couverte de retranchements? Cependantils y auraient été contraints pour s’ouvrir uneretraite.

4 ° La retraite du général Mack, par la rivegauche du Tibre , a été trop prompte; il pou-vait sans inconvénient la retarder d’un jour. Ila, par cette précipitation, sacrifié la divisionqu’il avait laissée sur la rive droite. Dans leroyaume de Naples , il eût dû défendre le Ga-

rigliano; il eût dû. Mais Mack n’a jamais eu

de soldats : l’armée napolitaine, même en mar-che sur Rome , 11e pouvait être considérée quecomme une armée de milice, ayant bonne vo-lonté. Après ses désastres, elle 11’était plus qu’unemultitude mécontente et insurgée qui ne donneplus matière à des observations militaires.