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Tome sixième.
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MEMOIRES DE NAPOLEON .

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Rien n égalé l’activité qu’il y a dans l’empire pourrecruter l’armée d’Italie.

Voici la force de notre armée :

J’ai dix-huit mille neuf cents hommes à l’arméed’observation, neuf mille hommes à l’armée de siège.

Je vous laisse à penser, si je ne reçois de secours,s’il est possible que je résiste cet hiver à l’Empereur,qui aura cinquante mille hommes dans six semaines.

J’ai demandé au commissaire du gouvernement deme faire passer la 4o e demi-brigade qui est à Lyon ;j’ai ordonné que l’on me fasse passer la 83 e qui est àMarseille, et le dixième bataillon de l’Ain qui est àToulon , et qui doit être incorporé dans nos cadres.Ces deux demi-brigades, si elles arrivent, formerontquatre mille cinq cents hommes.

Le général Willot a mal à propos retenu la i I e demi-brigade, forte de quatre cents hommes, et que le gé-néral Châteauneuf-Randon envoyait ici. Ajoutez à cenombre le dixième bataillon de l’Ain , fort de cinqcents hommes, qui est à Nice ; cela fait neuf centshommes des six mille que ce général devait envoyer.

Renouvelez les ordres au général Cliàteauneuf-Ran-don; ordonnez le départ de la 4° e , qui est à Lyon ,et de la 87 e , qui est à Marseille ; faites-nous passerquinze mille hommes de ceux qui sont à portée; maiscalculez que, sur quatre mille hommes que vous en-voyez, il n’en arrivera que la moitié.

Songez qu’il faut que vous ayez en Italie , pour pou-voir vous soutenir pendant 1 hiver, trente-cinq millehommes d’infanterie à l’armée d’observation, et dix-