PIECES JUSTIFICATIVES. 385
huit mille hommes d’infanterie à l’armée de siège,pour faire face à l’Empereur. Ces deux forces réuniesfont cinquante-trois mille hommes ; il en existe dansce moment vingt-sept mille. Supposez que, la saisonétant meilleure, il nous rentre trois mille malades,quoique les pluies d'automne nous en donnent beau-coup, il resterait vingt-trois mille hommes à nousenvoyer.
J’espère avoir avant un mois, si par mes courriersextraordinaires vous confirmez ines ordres et mes ré-quisitions, huit mille hommes tirés des garnisons dumidi.
Il faut donc encore quinze nulle hommes de cava-lerie légère ou des dragons : par exemple, le 14 e ré-giment de chasseurs. Il faudrait huit cents canonnierspour le siège de Mantoue , dix officiers du génie, etquelques officiers supérieurs d’artillerie pour ce siège.
Il nous faudrait, de plus, quinze cents charretiersorganisés en brigades, ayant leurs chefs; je n’ai quedes Italiens qui nous volent : deux bataillons de sa-peurs et sept compagnies de mineurs.
Si la conservation de l’Italie vous est chère, citoyensDirecteurs, envoyez-moi tous ces secours. Il me fau-drait également vingt mille fusils; mais il faudrait queces envois arrivassent, et qu’il n’en soit pas commede tout ce que l’on annonce à cette armée, où rienn’arrive. Nous avons une grande quantité de fusils,mais ils sont autrichiens; ils pèsent trop, et nos sol-dats ne peuvent s’en servir.
Nous avons ici des fabriques de poudre dont nous
Montholon.—Tome VI. 25