nous servons, et qui nous rendent trente milliers parmois; cela pourra nous suffire.
Je vous recommande de donner des ordres pourque les huit mille hommes que j’attends à la fin d’oc-tobre arrivent : cela seul peut me mettre à même deporter de grands coups aux Impériaux. Pour que lestrois mille hommes du général Châteauneuf-Randon arrivent, il faut qu’ils partent six à sept mille.
J’essaie de faire lever ici une légion armée de fusilsautrichiens, et habillée avec l’uniforme de la gardenationale du pays : cette légion sera composée de troismille cinq cents hommes au complet; il est possibleque cela réussisse.
Les avant-postes du général Vaubois ont rencontréla division autrichienne qui défend le Tyrol ; il a faità l’ennemi cent dix prisonniers.
Quelles que soient les circonstances qui se présen-teront, je vous prie de ne pas douter un seul instantdu zèle et du dévouement de l’armée d’Italie à sou-tenir l’honneur des armes de la République .