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Tome sixième.
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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

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troupement. Je crois que le plus court de tout ceciserait de déclarer l’armistice rompu, vu qu’il est en-core dû 5 à 600,000 liv., et de mettre cette place àl’instar de Bologne et Reggio . Ce serait des ennemisde moins que nous aurions ; car la régence ne dissi-mule pas la crainte que nous lui inspirons, et la joiequelle ressent des succès des ennemis. Je vous priede vouloir bien me prescrire vos ordres là-dessus.

Je crois qu’il ne faut pas laisser cet Etat dans lasituation de déchirement où il se trouve, mais déclarerau plénipotentiaire que vous avez à Paris les négocia-tions rompues. Au lieu d’avoir un nouvel ennemi,nous aurions, au contraire, des secours et des alliés,les peuples de Modène et de Reggio réunis. Cependant,comme la face des affaires change tous les quinze joursdans ce pays, puisque cela suit les opérations mili-taires, et qu’il ne faudrait pas que votre rupture ar-rivât dans un instant où je ne pourrais pas disposerde quinze cents hommes, pendant quelques jours,pour établir un nouvel ordre de choses dans ce pays,vous pourriez déclarer à l’envoyé de Modène que vousm’avez fait connaître vos intentions, et que vous mechargez de la conclusion de la paix avec son prince.Il viendrait alors au quartier-général, ayant soin delui signifier qu’il y soit rendu avant douze jours. Jelui déclarerais alors que toutes négociations sont rom-pues, dans le même instant que nos troupes entrerontdans Modène , feront poser les armes à la garnison,prendront pour otages les plus enragés aristocrates, etmettront en place les amis de la liberté de Modène .