PIÈCES JUSTIFICATIVES.
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naîtrait dès aujourd’hui l’indépendance de la Lom-bardie , avec quelques modifications pour la durée dela guerre, vaudrait à l’armée autant qu’un secours detrois à quatre mille hommes.
Les friponneries qui se commettent sont innombra-bles : au milieu de la guerre, il ne m’a pas été possibled’y porter un coup d’œil sévère ; mais aujourd’hui,pendant le séjour à Milan que les circonstances mepermettent, je vous promets de leur faire une guerrevive : je vous annoncerai bientôt que le conseil enaura fait justice d’une douzaine.
Désormais le peuple de la Lombardie , plus heureux,sentira moins le poids de l’armée, et sera moins sujetaux vexations. Il n’en est pas de même du malheureuxMantouan : la nature frémit en pensant à la nuée decoquins qui désolent ce pays. J’ai fait quelques dispo-sitions pour atténuer le mal.
Bologne et Ferrare n’ayant pas de troupes, sont lesplus heureux de tous : on vient d’y établir des sur-veillants; s’ils font comme les anciens agents militairesde la Lombardie , qui se sont, pour la plupart, sauvésavec une caisse, ils porteront la désolation dans cebeau pays. Je vais avoir soin de m’en faire rendrecompte.
Reggio a fait sa révolution et a secoué le joug duduc de Modène. C’est peut-être le pays d’Italie qui estle plus prononcé pour la liberté.
Modène avait essayé d’en faire autant; mais lesquinze cents hommes de troupes que le Duc y tienten garnison ont fait feu sur le peuple et dissipé 1 at-