Band 
Tome sixième.
Seite
421
JPEG-Download
 

VI fcc ES J U STIF1C ATI VKS.

4'2 I

tuellement; qu’il ne doute pas que, joint à la déclara-tion de la Porte, il ne produise une puissante diversion.Je vous devais ces détails pour votre gouverne, dansla mission importante dont vous êtes chargé.

Je réponds à votre lettre du 28 frimaire. Je sens,comme vous, combien il importç aux intérêts politi-ques de la République de ne pas abandonner aux sen-timents personnels d’un homme, ou à un ennemi plusentreprenant, un secret qui peut influer sur la destinéed’un de nos alliés naturels; mais il me semble que vousavez sous la main un moyen plus sûr et plus faciled’atteindre ce but. En supposant qu’il fût possible de

déterminer le comte de M.à venir en France , son

arrestation, exécutée ici, ferait un éclat inévitable, etpourrait entraîner des inconvénients graves. Il pour-rait concevoir des soupçons, et trouver les moyens denous dérober ses papiers. Aujourd’hui il se trouve dansun pays soumis au gouvernement militaire : à peinearrivé de Toscane , il doit être dans la plus entièresécurité; ses papiers doivent être sous sa main; il estfacile de s’en emparer en le faisant arrêter sous lemoindre prétexte. Dès que nous serions nantis de sespapiers, la liberté lui serait rendue. Le gouvernementserait en possession d’un grand moyen d’influencesur la puissance que ces papiers intéressent; la dé-tention momentanée du comte de M. ne nous

compromettrait en rien, et pourrait n’être regardéeque comme une méprise. Voilà, général, comme jecrois que cette affaire devrait être prise. Au surplus,je mettrai votre lettre soudes yeux du Directoire, qui