MEMOIRES DE JVAPOLIiOJV.
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transmettra, s’il le juge nécessaire, ses ordres au gé-néral Baraguay-d’Hilliers.
Ch. Delacroix.
Le Directoire exécutif au général Clarke .
Paris , le 18 nivôse an 5 ( 7 janvier 1797 ).
Nous avons reçu, citoyen général, vos dépêches des7 et 8 nivôse. Le parti qu’a pris la cour de Vienned’établir loin de cette capitale le lieu des négociations,indique peut-être que l’on a craint de vous donneraccès près de l’Empereur, et que le parti ennemi dela paix prévaut encore dans son cabinet. Nous atten-dons néanmoins les lumières qui doivent rejaillir devos premières entrevues avec son envoyé, pour nousfixer une opinion que nous n’admettrions qu’à regret,si la maison d’Autriche joignait en ce moment, auxvues ambitieuses qui l’ont toujours caractérisée, uneconnaissance exacte de la tendance générale de l’Eu-rope vers des innovations politiques plus ou moinsanalogues à celles que la France a éprouvées ; elle sen-tirait que son système de prépondérance, fondé ac-tuellement sur la constitution germanique, demandeun autre appui. Cet appui lui est offert dans le plande pacification que nous proposons, et les circonstancesne peuvent être jamais plus favorables pour le fairegoûter aux peuples et à leurs gouvernements, et as-surer la durée de ses effets. Nous 11’avons, au reste,