PIÈCES JUSTIFICATIVES.
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Bergame 11e soit pas une opération militaire, il n’en apas moins fallu de la dextérité et de la fermeté. Legénéral Baraguay-d’Hilliers, que j'en avais chargé, s’est,dans cette occasion, parfaitement conduit; je vais luidonner le commandement d’une brigade, et j’espèrequ’aux premières affaires il méritera, sur le champ debataille, le grade de général de division.
Je vous ferai passer plusieurs pièces de ma corres-pondance avec le duc de Parme, bonnes à communi-quer à notre ambassadeur en Espagne , pour s’en faireun mérite près de la cour de Madrid .
J’ai eu une entrevue avec M. Manfredini, qui,comme vous le savea, a été gouverneur de l’Empereur,du prince Charles et du grand-duc de Toscane ; je suisconvenu avec lui, après deux heures de pourparlerset de finesses diplomatiques, que, moyennant deuxmillions, j’évacuerais Livourne : il a beaucoup pleurémisère. J’attends la réponse du grand-duc de Toscane sous quelques jours.
Les Napolitains m’ont fait signifier la paix, et m’ontdemandé la permission de s’en retournera Naples ; jeleur ai répondu que le gouvernement ne m’avait pasencore signifié la paix; que j’allais vous expédier uncourrier ; que j’attendrais des ordres. Je vous prie deme faire connaître vos intentions à ce sujet. Je dési-rerais cependant, auparavant de les laisser s’en aller,avoir terminé quelque chose avec Rome : car cettecavalerie m’est un gage que le Roi de Naples s’en tien-dra à la paix et se conduira comme il faut.
Quant à Rome, le Pape a, dans ce moment, réuni