Note de Napoléon en réponse a la note du generalClarke.
Après y avoir songé long-temps, je ne vois pas decondition raisonnable que l’on puisse établir pour lestatu quo de Mantoue . Il y a trois choses :
i° Les fourrages pour la cavalerie;
2 ° Les vivres pour la garnison et les habitants;
3° Les remèdes pour les malades.
Quelque chose que l’on fasse et que l’on établisse,nous verrons nous échapper Mantoue , si l’on conclutl’armistice avant la prise de cette place; et, sans cetteplace, nous n’obtiendrons pas de paix raisonnable.
Je le répète, l’armistice, soit qu'on le considèrecomme les préliminaires de la paix, soit comme de-vant nous servir pour les préparatifs de la campagneprochaine, sera utile et conforme aux intérêts de laRépublique lorsque nous aurons Mantoue . Je croisqu’il n’y a qu’un moyen de retarder la paix de l’Europe ;c'est de conclure un armistice sans avoir Mantoue :c’est un sûr moyen de faire une nouvelle campagnepour le succès de laquelle on aura rendu nuis tousles succès obtenus dans celle-ci. Que l’on n’oublie pasqu’une démarche prématurée en ce genre peut toutperdre !
Les limites que l’on devrait désigner sont :
Les troupes impériales ne pourraient pas passer laBien ta;
Les troupes françaises, l’Adige.
Du côté du nord, les troupes impériales ne pour-