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Tome sixième.
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PIECES JUSTIFICATIVES.

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qu’il peut se rallier? Je crois fermement qu’il est del’intérêt de presque tous les États de rendre sa puis-sance, encore colossale, absolument nulle; mais lespréjugés des rois et des peuples combattent cet intérêt.Il faut trente ans de liberté de la presse en Italie eten France pour amener ce moment, et abattre la puis-sance spirituelle de l'évêque de Rome. L’Espagne ,Naples, la Sardaigne et toute l’Italie se réuniraient ànos ennemis, devenus irréconciliables, et ne nous par-donneraient jamais d’avoir détruit une puissance quiles subjugue et qui les gêne, mais que l’autorité dutemps et celle de la déraison, enseignée par principes,leur font respecter et chérir.

Manquerait-il à la gloire de Bonaparte de conquérirRome ? Non, sans doute, puisque cette conquête s’estfaite, et a été consolidée le jour où l’armistice qui nousen livrait les chefs-d’œuvre, les richesses, et qui enséparait les peuples de Bologne, de Ferrare , etc., aété signé. Faire exécuter les conditions de cet armis-tice et le comprendre dans l’armistice général, devientnécessaire, et c’est l’intention du Directoire exécutif :ce qui répond à tout.

Je prie le général Bonaparte de vouloir bien me re-mettre quelques notes sur le meilleur arrangement àfaire pour Mantoue , et sur les limites à tracer pour lesarmées françaises et autrichiennes du côté du Frioul et du Tyrol , ainsi que pour celles que nous devonsrespecter du côté du Pape.

Il m’obligera d’y joindre la copie, signée de lui, de1 ordre du Pape qui concerne Ancône, Cuauke,