PIÈCES JUSTIFICATIVES. 4^5
Vous ne devez pas douter de la sincérité de ces sen-^tiinents.
11 est pourtant vrai que les Français ont grandeenvie de conclure la paix avec nous ; j’en ai une preuverécente dans la lettre ci-jointe de monseigneur le noncea Florence; et, par la réponse, dont je vous envoiecopie, vous verrez la manière dont je me suis conduit,.le vous envoie les deux copies, afin que vous puissiezciter la constance et la bonne foi avec laquelle je traite.
Sans doute, au reçu de ma lettre, M. Colli sera déjàparti. J’espère que sous peu il se trouvera à Ancône .J’ai écrit au général commandant de ce port pour saréception , et pour qu’il lui propose d’aller en Romagnejeter un coup d’œil sur nos troupes avant que de venirdans cette capitale, afin que nous soyons à même deprendre des mesures dans nos premiers entretiens.
Je vous avoue que je suis fâché de ce que le généralColli s’abouche avec Alvinzi avant de venir ici. Je voisbien que cela es't nécessaire pour leurs opérations;mais je ne sais pourquoi j’ai une opinion peu favorabled’Alvinzi : quoique je ne sois pas dans le cas déjugerde ses opérations en Italie , je crois qu’il pouvait faireplus qu’il n’a fait; mais l’abouchement est. nécessaire,et je me tranquillise, en songeant qu’il y va de l’hon-neur d’Alvinzi et de la gloire de servir les intentionsde son maître.
Quant aux appointements à donner au générafColli,quand même l’Empereur ne lui passerait rien pour letemps qu’il seca au service du Pape, nous fournironslo tout, et je n’en suis pas lâché.