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Tome sixième.
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PIECES JUSTIFICATIVES.

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bien que les troupes napolitaines seront vaincues, sil’on en vient à combattre : il veut du moins gagnerdu temps.

Si ces troupes restent à la frontière, les Français forceront vite un des points de sa ligne et iront promp-tement à Naples finir l’affaire. M. Acton veut quela pièce ait deux actes : il a vraiment beaucoup demonde. La moitié qui sera avancée dans l’Etat ecclé-siastique retardera toujours un peu notre armée. Lestroupes battues se retireront à la frontière, où il y auraencore un combat à livrer. Après cette seconde etdernière défaite, le généralissime Acton s’embarquerasur une frégate, et ira en Angleterre jouir de sa for-tune èt de la faveur de M. Pitt. Ses maîtres devien-dront ce qu’ils pourront : l’Etat ecclésiastique seraabîmé.

M. Acton se flatte qu’il sera toujours temps de si-gner une paix très-dure, lorsque les Français seront àRome , et qu’après avoir perdu en entier les affairesdu Pape, il pourra obtenir davantage sur l’État ecclé-siastique.

Ce pays-ci est livré à l’influence étrangère : la fa-mille Albani, attachée à l’Autriche , a un grand as-cendant; les plus belles places de la cour de Romesont occupées par les Napolitains ; les Anglais ontUne foule d’émissaires et de criailleurs à gages. LePape est un homme borné, mais violent et orgueil-leux , que l’on a échauffé et qu’on soutient dans l’es-prit de vertige ; personne ici ne s’intéresse au bien duP a ys : le peuple se nourrit de fables absurdes.