MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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Les agents d’Autriche, de Londres, de Naples unis-sent leur influence pour que ce pays soit victime : illeur suffit de nous opposer un obstacle de plus enanimant la canaille contre nous. Il y a des gens quivoudraient me faire assassiner par le peuple, afin del’animer à se défendre contre les Français pour enéviter la vengeance. Vous ne pouvez vous faire uneidée de l’état d’égarement des esprits dans l’Italie infé-rieure. La présence des armées pourra seule rectifierles opinions, en fermant la bouche aux déclamateursforcenés que les cours récompensent.
Je crois qu’on ne signera le traité proposé ni à Rome ni à Naples , sans la présence des armées. Si nos forcessont nécessaires ailleurs, rien ne presse : laissez cesdeux états se ruiner davantage par eux-mêmes ; maisil n’y a plus moyen de reculer d’un pas sur ce qui estavancé; cela diminuerait trop l’idée de nos forces.Quand l’Empereur sera abattu et réduit à signer lapaix, pourvu qu’on n’y comprenne ni Rome ni Na-ples , ces deux états seront à la discrétion du Direc-toire.
Cette ligue entre l’Empereur, Rome et Naples seraitbientôt fortifiée par l’adhésion de Venise, de Turin ,de la Toscane , si on pouvait se flatter de nous chasserd’Italie . Voilà pourquoi il ne faut pas agir au-delà dece qui s’est opéré, sans bien examiner nos forcesqu’il ne faut plus compromettre, en exposant tropune si grande fortune.
Je vous prie, citoyen général en chef, d’observer surquel ton monsieur le cardinal secrétaire - d etat m’a