PIÈCES JUSTIFICATIVES.
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.Naples, de ne plus rien exécuter de l’armistice, et que,aujourd’hui, on a bien dans la tête de ne jamais reve-nir à l’exécution de l’armistice, qu’autant que le traitéde paix sera convenu et signé. On croit être échappéà un grand désastre, en retenant les seize millions quinous auraient servi à écraser le Pape, qui n’aurait rieneu pour soutenir sa belle défense, s’il nous les avaitpayés.
Tout prouve qu’il y a un traité d’union concertéentre Rome et Naples , pour vous opposer la résistancede l’armée sicilienne qui est nombreuse, et celle de lahaine générale contre nous qu’on inspire au peuple.On se flatte de repousser par de tels moyens l’arméed’Italie , ainsi que celles de Jourdan et de Moreau vien-nent de l’être en Allemagne . On espère que vous en-treprendrez avec trop peu de forces de subjuguer l’Italie inférieure, et qu’il arrivera aux Français , comme dutemps de Charles VIII et dans les guerres postérieuresen Italie , de finir par être, expulsés.
Le cardinal m’a sans cesse répété : « Nous attendonsla réponse du Directoire *u sujet du traité*, que lePape ne peut signer tel qu’il a été proposé ; nous noussommes prêtés à tout ce qu on a voulu ; s’il est pos-sible de se flatter d’un accommodement, faites-nousdes propositions. » Je lui ai fait sentir la différence degrandeur entre les deux puissances, et que l’urgencedes circonstances et tant d’affaires supérieures dont* occupait le Directoire exigeaient que le Pape, qui n’alue cette affaire sérieuse, agît pour s’accommoder,plutôt que d’attendre qu’on songeât à le rechercher;
3n.