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Tome sixième.
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MÉMOIRES DF. NAPOLÉON.

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U ne m’a pas caché qu’on nie regardait, avec maconduite sage, comme le ministre de la Républiqueavec lequel il fallait avoir le plus de défiance ; quej’avais sans doute mes instructions secrètes que je nedirais pas; qu’il pouvait craindre que ce que je lui di-rais ne tendît qu a endormir la Cour de Rome. Avecdes gens soupçonneux et inquiets à ce point, commentparvenir à s’entendre!’

Le Pape, piqué de votre proclamation en réponseà son manifeste ( que je ne connaissais pas encorequand je lui ai fait remettre votre lettre ), a de l’hu-meur et ne vous répondra pas tout de suite. Mon but,dans la conversation que j’ai voulu avoir avec le secré-taire d’état, était de l’amener à répondre à la note oùje lui demande de votre part si le manifeste est authen-tique ou non : •> Que cet écrit à l’administration ro-maine était nécessaire, dans la première agitation d’unegrande crainte de la guerre prochaine dont elle étaitmenacée; mais que Sa Sainteté , qui ne peut désirerque la paix, était toujours portée à la rechercher, etdemandait une négociation réglée à l'ordinaire pour yparvenir, et qu’elle était toujours prête à remplir toutesles conditions de l’armistice. »

J’ai dit franchement que j’avais sujet de croire qu unetelle réponse était nécessaire et qu elle pourrait réussir,et j’ai fort bien vù que la défiance ordinaire faisait re-garder ma proposition, quoique filée et amenée très-doucement, comme un piège; et j’ai fort bien pénétré,dans ce que m’a dit M. le cardinal et dans le ton dudiscoiils, qu’on a promis aux coalisés, et surtout à