PIÈCES JUSTIFICATIVES. 5l t
une garnison considérable dans Ponte-Corvo, appar-tenant au Pape, et le commandant des troupes napo-litaines dans cette ville a fait mettre aux arrêts le gou-verneur pontifical, pour n’avoir pas exécuté à pointnommé une réquisition de trente chevaux.
M. le cardinal secrétaire d’état que Vienne avaitintimidé, que Naples avait gagné, et Sa Sainteté quis’enflamme et se déconcerte par boutade, se voienttroublés dans leurs opérations. On leur dit qu’Alvinzia encore une grande armée à Padoue , à Bassano et auxenvirons, à laquelle il arrivera de grands renforts; quenous serons obligés de gagner encore une grande ba-taille, et de prendre Mantoue avant de pouvoir atta-quer les Etats de'l’Église : ainsi, l’on est embarrassé,mais on n’a pas encore grand’peur.
. On continue à ine faire parler; et, comme je ramènetout à la nécessité de répondre par écrit à ma note,on me promet toujours de me donner cette réponse,en me disant : « Mais le traité inadmissible proposéavec tant de rigueur par le Directoire nous a mis horsde toute mesure, et dans la nécessité de chercher del’appui partout ; ce qui nous a engagés avec d’autrespuissances, ce qui a égaré les idées d’une grande par-tie du sacré collège. Veuillez bien excuser si nousdifférons à répondre, le Pape veut se mettre en étatde rendre une réponse catégorique. »
le ne fais pas de tapage : suivant mes instructions,Je laisse aller, sans témoigner aucun ressentiment, ceque j e n e pourrais combattre sans me brouiller. Jecrois qu’on me donnera bientôt la réponse par écrit