MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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ports avec les pays voisins, il y aura un état dansl’état, et l’ordre politique y sera infiniment troubléou totalement interverti.
2 ° Le Pape demande aussi de pouvoir rentrer enpossession, dès à présent, du'gouvernement civil desautres pays tels que Pescara, Macerata , etc., qui de-vront être évacués par l’armée française. Les autoritésnouvelles, que l’on établit dans ces mêmes pays, étantdans un contraste manifeste avec la puissance du Pape,ne cessent de prendre des mesures qui ôtent au gou-vernement tous moyens, le jettent dans les plus grandsembarras, et intervertissent totalement l’ordre poli-tique et économique de l’Etat ecclésiastique.
3° Les municipalités d’Ancône, de Macerata , etc.,ne cessent de faire les réquisitions 1 es pfus fortes danstoutes les villes et la province de la Marche , en faitde chevaux, de bœufs, de draps, de chemises, desouliers, etc., et même du blé, en ordonnant, sousles peines les plus fortes, d’en faire le transport à An-cône ; ce qui met au dernier désespoir cette province,qui voit qu’on la dépouille de tout et qu’elle va êtreexposée à la disette la plus cruelle. Comme elle estla mère-nourrice de la capitale, et que l’on craint beau-coup pour la ville de Rome même, on demande unprompt remède à un inconvénient si grave, dans laconfiance où l’on est que, d’après le traité de paix, lesagents du gouvernement français ne sauraient avoiren vue la ruine totale de ce pays.
Toutes les réquisitions ne sont pas pour l’entretienjournalier des troupes françaises, et les contributions