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Tome premier. Introduction.
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LIVHE I, CHAP. I.

Dniester . Mais le défaut d’art dans l’emploi de cesforces, leur division en vingt corps morcelés, et l’au-dace heureuse du prince Galitzin , aidée de la rupturedes ponts par une crue subite, anéantit les avant-gardes ottomanes, et l’espoir qu’elles avaient déjàdonné aux confédérés .

La guerre fut poussée l’année suivante (1770) avecvigueur ; une armée aux ordres de Romanzof battitles Turcs à Kagul et s’empara de Bender. Une entre-prise , en quelque sorte romanesque , avait été confiéeà Alexis Orloff, pour tenter un débarquement en Grèce ,où une nation jadis si grande était courbée sous unjoug de fer. Toute l’Europe , qui s’intéressait, égalementau sort de cette presqu’île célèbre, attendait avec lemême empressement l’issue de cette expédition. Laflotte russe passa en effet le détroit de Gibraltar , ledébarquement fut effectué, et on s’avança vers Misistra( l’ancienne Sparte ). Mais les moyens étaient insuffi-sants ; les libérateurs reprochèrent aux Grecs d’êtrelents à les seconder, et ceux-ci reprochèrent à Orloffd’avoir manqué de vigueur. Les Turcs furent prompts àse rassembler, reprirent l’offensive , et réduisirent lapetite troupe d’Orloff à s’enfermer dans Navarin . Ons’aperçut, un peu tard , que la patrie des Thémistocle ,des Léonidas, des Epaminondas n’avait pas mêmeconservé le souvenir de ces grands hommes, et qu’iln’était pas si facile d’attaquer, par une expédition ma-ritime etlointaine, une puissance qui avait une force derésistance hors de toute proportion avec les moyensd’agression. La flotte turque voulut aller au-devant decelle des Busses ; mais l’amiral Elphingston la défîtcomplètement, l’attaqua encore dans la baie de Tsches-