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INTRODUCTION.
me , et la brûla. Cette victoire mémorable semblait li-vrer Constantinople aux vainqueurs ; elle fut sans ré-sultat. L’activité du célèbre Hassan-Pacha et du baronde Tott répara ce désastre, ou en diminua les effets.Elphingslon, subordonné à Orloff et à Spiritof, se plai-gnit de ce qu’on n’avait pas profité de ses succès.
La flotte russe débuta , dans la campagne de 1771,par un échec, elle fut obligée de lever le siège deLemmos; malgré cela elle conservala supériorité dansles parages de l’Archipel . Cette troisième campagne futsignalée par la prise des fameuses lignes de Perekop etpar la conquête de la Crimée qui en fut le fruit : cessuccès furent dus prince Dolgoroucky.
Le maréchal de Romanzof, à la tête du corps princi-pal , continuait à battre les Turcs ; mais leur armée,semblable à l’hydre de Lerne, paraissait se recréersous ses coups.
Le grand-visir, après avoir repoussé le généralWeisseman de la rive droite du Danube , s’était avancélui-même sur la gauche et dirigé vers Bukarest , où ilremporta quelques avantages; mais ces légers succèsayant été bientôt suivis de deux défaites , il ne put semaintenir , et se retira au pied des monts Balkan . Ro-manzof de son côté rentra en Moldavie .
Pendant que les armées russes étaient victorieusessur les rives du Danube , elles avaient comprimé tousles mouvements des confédérés en Pologne. La France n’avait porté qu’un faible corps de 1500 hommes à leursecours; ce secours commandé par Dumouriez , et en-suite par M. de Viôménil, enfermé dans Cracovie , ysoutint un siège opiniâtre, et fut forcé de capituler aprèsune belle défense.