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INTRODUCTION.
La campagne de 1774 fut poussée de part et d'autre Cavec vigueur. Mahomet III était mort, et son succès- liseur, voulant réparer les désastres de son règne, avait afait des levées considérables; mais Romanzof ayant été prenforcé, passa sur la rive droite du Danube . d
Les Turcs avaient divisé leurs forces. Tandis cpie ISuwarofetKamensky battaient complètementune partiede leur armée , Romanzof manœuvra pour couper le sivisir de ses autres corps, et parvint en effet à l’investir, s;en quelque sorte , dans son camp de Schumla, où ce eministre s’empressa de négocier et d’accepter les pro- ppositions qui lui avaient été faites. fi
La paix de Ivainardgy fut le résultat de ces derniers esuccès ; elle n’offrait aucune condition brillante , ruais <3elle assurait aux Russes des avantages réels en leur ou- fivrant un commerce considérable avec le Levant et la émer Noire, et en leur promettant la domination future tsur la Crimée , qui fut déclarée indépendante pour l’ins-tant, et livrée, par le fait même de cette indépendance, cà tous les coups que Catherine ne devait pas tarder à «lui porter. £
Les choses en étaient là r lorsque Louis XVI monta <sur le trône (1774). Depuis deux ans, le premier partage 1de la Pologne était consommé, et une paix générale nedonnait aucun espoir de revenir sur cette opération.
On devait se borner à chercher les moyens d’en pré-venir le renouvellement. Nous avons déjà dit commentle nouveau le ministère de Louis, dirigé par Turgot etVcrgennes, songea aux moyens d’indemniser la France ,par une guerre maritime heureuse , de tout ce qu’elleavait eu à souffrir sous le règne précédent, et particu-lièrement depuis la mort de madame de Châteauroux .