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Tome premier. Introduction.
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- LIVRE I, CHAP. II. 73

sont si propres à élever le cœur de l’homme , mais quiont si souvent égaré sa tête. Nous estimons ces citoyensde toutes les conditions qui, animés par ces brillantes

ie théories, ont voulu faire le bonheur et la gloire de

leur pays en les y propageant. Nous sommes mêmeconvaincus que, si un peuple pouvait s’isoler deses autres, l’application de ces dogmes deviendrait poures lui un besoin préférable au repos et à la prospéritéintérieure. Mais nous pensons aussi que dans le laby-o- rintlie politique où l’Europe semble jetée depuis leue règne de Charles-Quint , un État doit conserver toute

nt sa force, non-seulement pour faire face aux ennemis

se extérieurs, mais encore pour ne pas les exciter, par[ui des discordes intestines, à intervenir dans des intérêtsne qui devraient leur être étrangers. Une administrationvigoureuse dans ses formes, limitée par un très petite- nombre de principes fondamentaux, mais composéede d’hommes généreux et libéraux , paraît donc la seuleîe- qui garantisse l’ordre au dedans, la considération etbis la force au dehors , l’indépendance envers et contre)n> tous.Une telle administration loin d’être incompatiblese avec les maximes de liberté civile et d’égalité en droitsmt politiques, seules théories de gouvernement que lairé raison doive admettre , pourrait être regardée commeen la meilleure garantie de ces droits précieux.

Si les discussions à la tribune contribuent au perfec-jas bonnement de l’administration publique quand les lé-de gislateurs sont animés d’un grand dévoûment national,de elles semblent d’autant plus nuisibles et dangereuses lors-lé- qu’ils sont dominés par un esprit de caste ou de parti.

h ne faut point oublier que si les débats des parlementsqui anglais ont contribué à la gloire de la Grande-Bretagne ,