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Tome premier. Introduction.
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INTRODUCTION.

les diètes polonaises ont perdu la patrie des Jagellons ,des Sobieski, comme le sénat de Carthage perdit An-nibal. Il est sans doute difficile d’éviter tous les écueilsdans les grands chocs d’opinions et d’intérêts qui enfan-tent les révolutions; cependant il est des règles généralesqu’on ne peut méconnaître : ces discussions seront tou-jours moins susceptibles d’exaltation et de danger, enles confiantà deux chambres subordonnées à l’initiativedu gouvernement, et restreintes à des intérêts de légis-lation intérieure ; car si les questions d’État sont ra-rement traitées avec profondeur, dans le cabinet, parquelques conseillers choisis sur l’élite de toute une na-tion , par des hommes qui tiennent tous les fils de l’ad-ministration générale y comment pense-t-on les fairetraiter par acclamation, dans une seule assemblée de 5ou 600 personnes, dont la plus petite partie, bien queconsacrée à l’étude des lois, est encore étrangère auxcombinaisons des grands intérêts publics?

On ne nous accusera pas, pour professer de sembla-bles opinions, d’être partisans du despotisme; rtousavons donné des preuves du contraire ; il ne faut paspenser non plus que nous rejetions tout gouvernementreprésentatif; cette forme peut garantir une monarchiedes désordres d’une cour vicieuse , comme celle du ré-gent et de la fin de Louis XV . Mais il convient que cesgrands corps délibérants ne soient pas trop fréquemmentassemblés; qu’ils se persuadent que les législateurs doi-vent éclairer la marche du gouvernement et non gou-ner par eux-mêmes, qu’ils doivent avertir sans jamaisrenverser. Enfin il importe de bien se pénétrer de cettevérité, qu’une administration médiocre est préférable aune révolution, ou même aune administration orageuse.