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Tome premier. Introduction.
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LIVRE I, CHAP. II.

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chargea de pouvoirs et d’instructions secrètes pour lesdifférents cabinets.

Le 16, Bailly fut nommé maire de Paris , et Lafayette Luf'ayet-commandant de la milice parisienne , qui peu de joursaprès se trouva organisée et habillée à l’instar des ré- gardesgiments de ligne. «ationn-

A la nouvelle des événements du 14 juillet, lestroubles les plus violents se manifestèrent dans lesprovinces ; partout on accusait les nobles de s’opposerà la régénération et à la félicité publique ; partout onrappelait les longs griefs qu’on avait contre eux. Plu-sieurs, à l’imitation des princes du sang, furent con-traints à s’expatrier, laissant leurs habitations à lamerci d’une population exaspérée.

Un accident grave , arrivé dans un château près deVesoul , devint peu de temps après le signal de la dé-vastation. Un grand nombre de châteaux furent livrésaux flammes, et la Franche-Comté surtout se distinguapar ses violences envers les gentilhomrnes.

Une disette alarmante venait ajouter à ce sombretableau.

L’armée ne tarda pas à suivre l’exemple des gardes-françaises; celles-ci sourdement instiguées avaientdéjà prouvé au 14 juillet ce qu’il fallait en attendre.

Un grand nombre des leurs demanda à passer dansles gardes parisiennes où plusieurs bas-officiers furentplacés avec avantage (meme comme capitaines) , et oùles soldats formèrent plusieurs compagnies soldées.

Quelque surprise qu’on éprouve en voyant un corpsd’élite comme les gardes du Roi, changer ce rôlecontre celui de soldats de Lafayette, il faut avouerque cet événement aurait eu son bon côté en donnant