ÎXTRODCCTION.
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à ce général l’autorité nécessaire sur les autres ba-taillons de gardes nationales, et le mettant en état des’opposer aux désordres de la population, si cescompagnies n’avaient pas été elles-mêmes à la dispo-sition des agitateurs. L’exemple qu’elles venaient dedonner fut bientôt contagieux ; c’était à qui aban-donnerait les drapeaux du Roi pour se ranger sousceux de la nation, comme si ces deux mots ne de-vaient pas être toujours synonymes. La marine mêmene resta pas exempte de la contagion, de nombreuxdésordres eurent lieu dans tous les ports.
Quelques rayons consolateurs venaient de loin enloin éclairer cet horizon couvert des plus affreuxnuages. Le retour de Necker et la séance du 4 aoûtfurent de ces interstices heureux. Ce ministre avaitreçu à Bâle la nouvelle de son rappel; son retour futun véritable triomphe, et l’ivresse qu’on manifestalors de son apparition à l’Assemblée Nationale et àl’Hôtel-de-Ville de Paris , contrastant singulièrementavec la position critique de la cour, offre un exempleremarquable des vicissitudes de la fortune. Le citoyende Genève reprenait pour la troisième fois le timonde l’État, plus puissant en apparence que le Roi dontil avait, en quelque sorte, ébranlé l’autorité ; mais sonillusion fut de courte durée : idole d’une faction quela victoire avait rendue orgueilleuse , il ne pouvaitcompter sur son culte qu’en servant ses passions , etSéance sa chute fut inévitable dès l’instant où il se trouva ena'oûu opposition avec elle.
Aboli. ioa Le 4 août, l’Assemblée délibérant sur les proposi->rfvi*é ^ ons MMh de Noailles et d’Aiguillon , députés de lag<-«. Noblesse, prononça l’abolition de tous les privilèges.