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Tome premier. Introduction.
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n- Saint-Louis. Un banquet donné par les gardes-du-ui corps à ces nouveaux venus devint le prétexte d’unede conspiration. On publia que la Reine, à l’instar delu- Marie-Thérèse , avait présenté le dauphin à l’issue deen ce repas, au moment où l’on introduisait dans les sallesne une foule de soldats, et que l’épée nue à la main ceux-s , ci avaient fait le serment de défendre la famille royale,é- Après le départ de la cour, le vin échauffant les têtes,ait de jeunes imprudents escaladèrent les loges du théâ-va tre , et arrachèrent, dit-on, la cocarde nationale àceux qui la portaient.

ms Ces bruits semés dans Paris avec affectation par unesi- cpiantité d’agents subalternes , sont accompagnés de’oi conjectures alarmantes: on veut, disent-ils, enleverde le Roi, le placer à la tête d’une force considérable,is- dissoudre l’Assemblée et punir le peuple ; déjà ont à cherche à affamer la capitale pour la réduire; enfin, enavilissant la cocarde nationale, on veut y substituer lesde couleurs de l’aristocratie ; la contre-révolution est cer-ri- taine , la réaction sera terrible. Bientôt une nuée derti femmes du plus bas étage se rassemble devant l’Hôtel-iit de-Ville, criant du pain et Versailles ! assemblage de,re noms bien étrange et qui prouve que ce mouvementîir fut le résultat d’un complot. Après un long tumultede dont l’intensité augmente à mesure que la foule se ras-e, semble , ces femmes forcent l'Hôtel-de-Yille , y pren-nent des armes , du canon, et partent pour Versailles ,ur sous la conduite d’un nommé Maillard.

;r- Cependant si le bruit du départ du Roi alarme lesis; hommes sages sincèrement attachés à la liberté, ontes craint avec plus d’anxiété encore les excès de la popu-de lace qui s’est rendue à Versailles . La garde nationale