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Tome premier. Introduction.
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LIVRE I, CHAP. II.

La constitution civile du clergé, décrétée le 12 juil-Constitu-îet, et que le Roi n’avait sanctionnée qu’à regret aprèsun long retard, imposait aux ministres des autels un clergé,serment auquel la plupart répugnait de se soumettre.

TJne nouvelle loi, rendue le 27 novembre, exigea d’euxcette formalité plus impérieusement. Ces mesures in-considérées envers des hommes toujours prêts à colorerleur désobéissance du zèle de la foi, achevant de lesexaspérer, ajoutèrent le danger des troubles religieuxà la violence des troubles civils.

L’année 1791 commença sous les mêmes auspices queles précédentes : les insurrections se multipliaient, etles désastres occasionnés par celle de Saint-Domingue glacèrent d’effroi tous les Français capables d’en appré-cier les suites. L’émigration des nobles avait un carac-tère alarmant, et ses résultats devaient être plus funes-tes encore que ceux de l’édit de Nantes .

L’assemblée des Jacobins prenant un essor redouta-ble , signalait déjà les amis d’une monarchie constitu-tionnelle comme des ennemis du peuple , et des parti-sans d’un despotisme déguisé sous de plus belles formes ;l’esprit de démocratie devenait plus général, et allaitbientôt faire place à une démagogie dégoûtante.

Les hommes les plus prononcés de l’Assemblée corn-Mort demencèrent à redouter l’anarchie : Mirabeau lui-même Mirabe “ u

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chercha a se rapprocher de la cour, et promit au Roi 1791 .de sauver le vaisseau de l’État, dont le naufrage sem-blait inévitable. Sa mort prématurée, qui arriva àl’instant où il se mettait en devoir d’exécuter les pro-jets arrêtés entre lui et le ministère , a laissé croire queses ennemis l’avaient empoisonné.

Dès-lors la marche des événements devint plus inquié-