INTRODUCTION.
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lui est que trop familier, il semblait ne prendre aucune a 1part à des événements qu’il avait peut-être provoqués ; cis’efforçant par des dehors de modération de faire ou-blier que c’était pour ses intérêts seuls que l’Europe al- s’<lait être embrasée ( i ). in
Espagne. L’Espagne , depuis la conquête du Nouveau-Monde , giavait en quelque sorte cessé d’être puissance continen- ri
taie; toutes les vues de la nation étaient dirigées vers et
le commerce de l’Amérique . Le célèbre pacte de famille pi
de 1761, liant moins les deux nations que leurs sou- H
verains, plaçait Charles IV dans la disposition naturelle pi
de faire la guerre à la France pour défendre les droits qi
de la famille dont il était issu. Cependant des vues d<
plus vastes parurent un instant animer son ministère, ét
et lui imposer l’obligation de ne pas sacrifier à des li]
calculs personnels, l’intérêt général et bien avéré de sa d<
monarchie. g(
Le cabinet de Madrid se contenta donc de protes- ' bitâtions et de démarches en faveur de la famille royale, 1’]et sa conduite modérée après la catastrophe du 10 août, pisemble détruire tout soupçon d’une alliance réelle de tel’Espagne avec les ennemis de la France , q
Les rois de Sardaigne et de Naples se trouvaient à eipeu près dans la même situation.
Provin- La Hollande étrangère à ces liens de famille avait ences- échange avec l’Espagne , une similitude d’intérêts mari- * 8
times qui devait l’éloigner de toute alliance avec les An- j,
glais, et les relations intimes qu’elle venait de conclure a ,
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(1) L’opinion des écrivains les plus célèbres est encore diviséesur ce point décisif de l’histoire moderne ; Gentz , Lacretclle etSégur voient ces événements d’une manière tout-à-fait opposée.