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INTRODUCTION.
ne pouvaient plus recruter suffisamment pour se mettreau complet, et l’approche de la guerre décidèrent leministre Duportail à demander la levée de cent millehommes pour être organisés en bataillons et remplacerles troupes provinciales. Cette mesure acheva la ruinedes anciens régiments cpii, recrutant dans cette mêmeclasse de jeunes gens que les municipalités devaientranger dans les auxiliaires, manquèrent d’aliment, etmenacèrent de se dissoudre. C’était d’ailleurs donnernaissance à la rivalité , et substituer à des corps forte-ment organisés des bataillons tout neufs , sur lesquelsla prudence ne permettait pas de compter.
Il eût été bien plus simple de jeter les cent milleauxiliaires dans la ligne, en portant les régiments d’in-fanterie à trois bataillons. Des motifs d’intrigue , oul’esprit de parti, en ordonnèrent autrement. L’Assem-blée décréta toutefois l’organisation préparatoire detrois cent mille hommes de gardes nationales qu’onferait marcher à mesure qu’on en aurait besoin. Lemoyen était bon en lui-même, mais il péchait par sesdétails ; on se borna à dresser des contrôles nominatifsde bataillons, au lieu d’en rassembler de suite un cer-tain nombre , de les faire armer, habiller et servir:alternativement de concert avec les troupes de ligne!pendant cinq à six mois , temps suffisant pour dresserune troupe aux premiers détails du service intérieur,de la discipline et de l’école de bataillon.
Ce service alternatif de toute la jeunesse en l’accou-tumant aux devoirs du soldat, et en lui donnant lacertitude d’être relevée à son tour par de nouveauxbataillons, est une idée lumineuse qu’on a toujours né-1gligce dans les organisations militaires de la France .