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INTRODUCTION.
cercle militaire où les officiers les plus instruits étaient Taadmis; on trouvait dans cet établissement, les ouvrages L’imilitaires écrits dans toutes les langues ; les membres de rola société commentaient ces ouvrages, discutaient les taidifférentes branches de la tactique , et des prix étaient foidécernés à ceux qui avaient trouvé des principes im-portants, ou résolu des questions d’un intérêt majeur.
Une semblable institution pouvait former de grandsgénéraux , mais la nature même du gouvernement, etsurtout, le mode irrévocable d’avancement, apportaientun obstacle invincible à leur carrière, et laissaient lan-guir dans les grades subalternes ceux qui étaient peut-être les plus propres au commandement. gc
L’infanterie prussienne, quoique manœuvrière , étaitcependant loin d’atteindre le degré de perfection auquelSeidlitz avait porté la cavalerie. Cette dernière armetenait alors le premier rang en Europe .
Le système de recrutement se trouvait depuis long-temps le même ; c’était un mélange d’enrôlement volon-taire et de réquisition d’hommes. Le pays était divisé endistricts, dans chacun desquels un régiment cantonnaitet prenait ses recrues. Mais afin d’alléger cette chargeaux habitants , on accordait en temps de paix unegrande quantité de congés à ces soldats, pour exercerun genre d’industrie quelconque; et il n’en restait ique la plus petite partie sous les drapeaux. i
Les places d’officiers étaient réservées à la noblesse ;le Philosophe de Sans-Souci n’avait pas su se mettre 1au-dessus de ce préjugé ; il est vrai qu’en faisant pré- <
céder son nom d’un Von (de) , on n’était pas astreint <
à fournir les preuves de ses quartiers, et j’ai connu | iplus d’un officier prussien qui eût été fort embarrassé