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Tome premier. Introduction.
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INTRODUCTION.

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vrai que le tiers au moins se composait d’étrangers en-rôlés dans l’empire, car il n’y avait guère de villesd’Allemagne et même du Holstein , où il n’y eût desrecruteurs prussiens devenus célèbres par le raffine-ment qu’ils donnaient à l’embauchage.

Sous le successeur de Frédéric, l’armée prussiennedéchut de sa splendeur. La mort lui ravit ses meilleursofficiers. Les anciens soldats de Leutlien et de Torgau n’étaient plus. On s’apperçut bientôt que les meilleurestroupes , sans un grand général, ne peuvent faire quede petites choses.

Armée L’armée autrichienne ne partageait pas la manie dechienne se ni0( ^ e l er sur celle de Frédéric : les dernières cam-pagnes de Bohême et de Turquie sous la direction ducélèbre Laudon , lui avaient rendu une partie de suconfiance , un peu ébranlée dans la guerre de sept ans.

Son système de recrutement différait peu de celuides Prussiens ; en temps de paix, la voie des enrôle-ments volontaires était suffisante ; en temps de guerre,on arrachait les compagnons-ouvriers à leurs métiers,les habitants des campagnes à leurs charrues , et sou-vent les pauvres bourgeois à leurs familles , pour lesassigner aux régiments que telle province devait fournir.Différentes classes de recrues étaient formées à cet effet;chaque régiment avait une réserve déterminée, ettoute prête à le porter au complet de guerre. La Croatie ,le Bannat, frontières de la Turquie , et ayant à se dé-fendre des incursions de leurs barbares voisins étaientorganisés militairement. Là, tout individu mâle estsoldat en naissant ; et les arrondissements civils ne sontà proprement parler que de grands cadres de batail-lons. Les milices de ces provinces déjà célèbres dans

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