Band 
Tome premier. Introduction.
Seite
189
JPEG-Download
 

189

LIVRE I, CHAP. IV.

la guerre de sept ans , sont très propres au service destroupes légères.

La Hongrie , encore pliée sous un joug féodal sem-blable au servage des Polonais , fournissait onze régi-ments d’infanterie et huit de cavalerie , qui avec lesWallons formaient l’élite des troupes impériales. Dansles grandes crises, la noblesse de ce royaume marchaità la tête de ses paysans. L’insurrection hongroise avaitsauvé Marie - Thérèse en 1742, et ce peuple belli-queux assurait d’immenses ressources à la maison d’Au-triche .

L’avancement était généralement réservé à l’ancien-neté , cependant on en déviait souvent : la noblesseavait beaucoup de part dans les promotions , sansqu’elle fut absolument indispensable pour arriver audernier terme de la carrière. L’épée ennoblissait celuiqui la portait; nous avons vu plus d’un plébéien par-venir au grade de lieutenant-général, et certes on neniera pas qu’ils ne fussent des plus distingués de l’arméeimpériale. L’infanterie , quoique bien dressée et disci-plinée , manquait de vivacité ; la cavalerie supérieure-ment composée en hommes et en chevaux, rivalisaitavec les escadrons prussiens pour l’instruction, et lessurpassait sous d’autres rapports. L’artillerie se perfec-tionnait en même temps que le génie. Le matérielmoins parfait que celui des Français était lourd pourles pièces de position, et les pièces de trois affectées àchaque bataillon , laissaient beaucoup à désirer.

L’état-major ne manquait ni d’érudition ni de talents ;mais ses théories étaient outrées et vagues, car ellesreposaient en partie sur le système de cordon attribuéà Lascy.

17 .