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INTRODUCTION.
jusqu’à trente mille hommes, dont la moitié environmarchait aux guerres lointaines.
Les Bavarois, dont on se rappelle les exploits sousMerci, et dans les différentes luttes que leur Électeursoutint ensuite contre l’Autriche , avaient décliné à lafin du 18 8 siècle , et la guerre de sept ans confirma uninstant l’opinion de leur infériorité. Les Wurtember-geois et les Badois partageaient avec eux cette sorte dedéfaveur, accréditée par la politique autrichienne . Cestrois armées se sont bien retrempées depuis à l’écolefrançaise : les deux premières surtout ont rivalisé debravoure avec les meilleurs soldats. La force des Bava-rois était de vingt à vingt-cinq mille hommes avant laguerre ; celle des Wurtembergeois d’environ douzemille , les Badois n’avaient pas plus de quatre millehommes sur pied.
Quant aux contingents des cercles, nous nous dispen-serons d’en faire mention ; on sait assez ce cpi’ils furentdans tous les temps : des corps sans ame , enchaînés parl’Autriche , et toujours prêts à l’abandonner aux pre-miers revers.
Le matériel de l’artillerie de ces armées allemandesmanquait de légèreté. Le système des états-majors va-riait un peu , mais en général ce corps était instruit au
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lever du terrain , et versé dans toutes les sciencesnécessaires à la conduite des travaux militaires. LesMassenbach , les Scharnborst, les Ruhle , les Porbecklui ont fait honneur.
Le mode de recrutement était partout volontaire : laSaxe cependant avait introduit le système des canton-nements prussiens pour y subvenir en cas de besoin ,et nous croyons que la Hesse était sur le même pied.