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Tome premier. Introduction.
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INTRODUCTION.

l’Allemagne , elle comptait alors, comme aujourd’huiceux du Hanovre et de tous les petits princes au nombredes siens. Sa politique , son or , ses matelots et ses cita-delles flottantes sont les véritables éléments de sapuissance; les uns lui procurent des auxiliaires, d’au-tres lui donnent des satellites, et les derniers lui assu-rent les possessions lointaines d’où elle tire les moyens \d’armer la moitié de l’Europe contre l’autre.

Nous laissons aux historiens de ce siècle si fécond engrands événements , le soin cl’en tracer un tableaudigne de la postérité , et de montrer par quel concoursd’habileté et de causes générales le gouvernement an-glais a su monter à ce degré de force. Le patriotismeet l’énergie de la nation , son grand caractère , ses ins- ,titutions, les manœuvres et le machiavélisme de son |cabinet, le mécanisme de son administration, le secretde son crédit, les haines qu’il a su faire tourner à sonprofit, l’aveuglement cl’une partie de l’Europe , tellesont été, en peu de mots, les sources multipliées de saprospérité, dont il faut espérer, pour l’intérêt des au-tres peuples , que nous avons vu l’apogée.

Les levées, furent au reste , progressives en Angle-terre comme dans les autres Etats , à mesure que lesconquêtes coloniales la forçaient à s’étendre et à mul-tiplier les garnisons. La milice ( Yeomanry ), réglée en1788 , par acte du parlement, à trente mille huit centshommes, diffère de tout ce qui s’est fait en France dans ce genre , en ce qu’elle repose sur le principe de la ■propriété. Il faut avoir une propriété de deux mille jquatre cents francs pour y être admis, et on tire au sort;lespairset employés civils sont exempts. Ces milices serassemblent et s’exercent vingt-huit jourspar an, comme }