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Tome premier. Introduction.
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LIVRE I, CHAP. IV.

Ions et d’Allemands , fît la guerre avec plus de distinc-1 tion qu’on ne s’y serait attendu d’un peuple plus navi-gateur que belliqueux, dont le caractère flegmatiquecontraste avec l’impulsion nécessaire à cette arme.L’artillerie était peu nombreuse, en proportion dugrand nombre de places qu’on devait armer, et sonI matériel, comme son personnel, laissait beaucoup àdésirer: il est probable que , dans le nombre indiquéd’autre part, les canonniers attachés aux pièces de ba-taillons ne sont pas compris.

Le génie était à peu près dans le même cas. Lesj états-majors avaient plus de considération dans l’in-térieur de l’armée qu’au dehors ; et, à l’exception duprince Frédéric d’Orange et d’un petit nombre d’offi-ciers, la guerre prouva que ce n’était pas sans raison,i Les garnisons que la ré publique était obligée d’en-( tretenir dans ses ports et ses places, réduisaient l’arméeactive à moins de trente mille hommes, et il n’en parutjamais autant dans les guerres où il s’agissait de sonexistence.

L’Angleterre, cpii depuis Guillaume III élevait de si État mi-hautes prétentions , et combattait sur terre et sur mer ll ^ airedans les quatre parties du monde , forcée d’entretenir Anglais ,jusqu’à ^.cent mille matelots ou soldats de marine, netrouvait pas dans sa population industrieuse le moyende lever autant de soldats qu’elle en eût voulu; ellene comptait en 1792 qu’environ trente mille hommesde troupes nationales dans les trois royaumes, et àpeu près autant dans les colonies des deux Indes, noncompris toutefois les troupes indigènes de noirs et decipayes.

Habituée dès longtemps à soudoyer les soldats de

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