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PIECES JUSTIFICATIVES.
pour contrarier ce qu’elle trouve juste, trop éclairée pour ne pas ■désirer ce qui intéresse sa propre tranquillité, veuille s’opposer aux ivues de cette noble et irrésistible confédération. I
Ainsi dans vos malheurs, Sire, vous avez la consolation de voirles puissances conspirer à les faire cesser, et votre fermeté dansle moment critique où vous êtes, aura pour appui l’Europe entière.
Ceux qui savent qu’on n’ébranle vos résolutions qu’en attaquantvotre sensibilité, voudront sans doute vous faire envisager l’aidedes puissances étrangères comme pouvant devenir funeste à vossujets; ce qui n’est que vue auxiliaire, ils le travestiront en vuehostile, et vous peindront le royaume inondé de sang, déchirédans toutes ses parties, menacé de démembrements. C’est ainsi,qu’après avoir toujours employé les plus fameuses alarmes pourcauser les maux les plus réels, ils veulent se servir encore du mêmemoyen pour les perpétuer : c’est ainsi qu’ils espèrent faire sup-porter les fléaux de leur odieuse tyrannie, en faisant croire que 1tout ce qui la combat conduit au plus dur esclavage.
Mais, Sire, les intentions des souverains qui vous donneront des jsecours, sont aussi droites. aussi pures que le zèle qui nous les a !fait solliciter : elles n’ont rien d’effrayant ni pour l’État ni pour vospeuples. Ce n’est point les attaquer, c’est leur rendre le plus signaléde tous les services, que de les arracher au despotisme des démago-gues et aux calamités de l’anarchie. Vous vouliez assurer plus quejamais la liberté de vos sujets, quand des séditieux vous ont ravi lavôtre : ce que nous faisons pour parvenir à vous la rendre, avec lamesure d’autorité qui vous appartient légitimement, ne peut êtresuspect de volonté oppressive. C’est au contraire venger la liberté, |que de réprimer la licence ; c’est affranchir la nation, que de réta-blir la force publique sans laquelle elle ne peut être libre. Ces prin-cipes , Sire , sont les vôtres ; le même esprit de modération et debienfaisance qui caractérise toutes vos actions, sera la règle denotre conduite : il est l’ame de toutes nos démarches auprès descours étrangères; et dépositaires de témoignages positifs des vuesaussi généreuses qu’équitables qui les animent, nous pouvons ga-rantir qu’elles n’ont d’autre désir, que de vous remettre en posses-,sion du gouvernement de vos États, pour que vos peuples puissentjouir en paix des bienfaits que vous leur avez destinés.. '