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puissances étrangères. Sur le compte que j’en ai rendu au Roi, SaMajesté, à qui seule est réservée, par la constitution, cette partiede l’administration du royaume, m’a ordonné de vous en faire con-naître ce qui pourrait être nécessaire ou utile à la suite de vostravaux.
Nos relations officielles , avec les cabinets de l’Europe , étaientpresque toutes interrompues depuis le mois de juin dernier. 11serait superflu d’en rappeler les causes, elles sont assez connues.
Je crois cependant devoir observer ici, que les puissances étran-gères ne connaissant que le Roi, nos ambassadeurs et envoyés accré-dités auprès d’elles n’ayant de lettres de créance que du Roi, et nepouvant être écoutés que lorsqu’ils parlent en son nom, l’inter-ruption de toute communication officielle était une suite nécessairede l’état de choses qui existait en France à l’époque dont je parle. |Je ne prétends pas conclure de cette observation , qu’il n’existede la part des puissances étrangères, aucune indisposition contrela France ; j’en conclus seulement que cette conduite, qu’on a vouluprésenter comme une insulte à la nation française, n’était que con-séquente aux principes reçus jusqu'à présent, et même admis parnotre nouvelle constitution.
Immédiatement après avoir accepté l’acte constitutionnel, leRoi a notifié cet événement important de son régne à toutes lespuissances. Je vais, Messieurs , vous faire lecture de la lettre denotification de Sa Majesté, et de la lettre circulaire que j’ai écrite,par son ordre, à tous nos ambassadeurs et ministres auprès despuissances étrangères.
Lettre de notifica tion du Roi aux puissances étran-gères , de son acceptation de Pacte constitu-tionnel.
L’Assemblée Nationale vient de me présenter l’acte constitution-nel qu’elle a décrété, et je me suis déterminé à l’accepter, parce queje dois le regarder comme le résultat des vœux de la grande ma-jorité de la nation. Je m’empresse de faire part de cet événementà Votre Majesté, connaissant l’intérêt qu’elle prend à la prospéritéde la monarchie française, ainsi qu’à tout ce qui me concerne per-sonnellement. Je prie Votre Majesté d’être bien persuadée que co