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Tome quatrième. Campagne de 1793.
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LIVRE V, C1IAP. XXI. 7S

thème lancé contre tous les ex-nobles ; les Jacobins supposaientla trahison partout, et suivant le langage des clubs , il fallaitavoir donné des gages à la révolution pour obtenir la confianceabsolue du comité. On ne sétait pas contenté dappliquer cettemesure aux chefs, on lavait étendue aux subalternes, et unephrase dun discours de Barrère bouleversa en un clin-dœiîtous les états-majors de larmée pour y introduire des hom-mes nouveaux, dont le plus petit nombre possédait les con-naissances requises pour lexercice de ces fonctions délicates :les commissaires ne sen tinrent pas au renvoi des nobles, iléloignèrent successivement tout ce qui jouissait de quelqueconsidération dans larmée; leur fureur de nivellement na-vait point de bornes. Mais fen blâmant les mesures arbitrairesqui en résultèrent, on est forcé de convenir quelles ouvrirentun vaste champ à nombre de jeunes officiers doués de génieet capables de commander : le système du comité pouvait êtrebon, mais il fallait lintroduire successivement, à mesurequon découvrirait dans les rangs subalternes des officiersdistingués : il sécoula au contraire plusieurs mois avant quonpût réparer le mauvais effet dune secousse aussi violente, etlintervalle entre le renvoi des anciens officiers et lexpérienceà faire des nouveaux , fut une époque de crise dont les suiteseussent été funestes, si les directions du comité, et de quel-ques représentants militaires, navaient suppléé en partie àla pénurie de généraux.

Le gouvernement venait de désigner Pichcgru pour rem-placer Landremont. Il se trouvait alors dans le Haut-Rhin ,et on ignorepourquoi il ne prit pas dabord le commandement.

En attendant, les représentants fixèrent, leur choix sur Carlen,