76 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION ,qui un mois auparavant était capitaine de cavalerie, et n’a-vait d’autre talent que celui de mener un peloton et d’appré-cier sa médiocrité.
Tousdes généraux divisionnaires furent également renou-velés. Dubois eut le commandement de la droite à Lauter - jbourg, Micbaud le centre dans leBicnvvald, Ferette la gauchesur les hauteurs de Dorrenbaeh et derrière Bergzabern ; Mcy-nier l’avant-garde à Steinfeld et Niedcr-Otterbach. Dans cemouvement perpétuel et cette désorganisation permanentedu commandement qui fait lame d’une armée, il était biendifficile de concevoir et d’exécuter un plan avec quelquesagesse; l’armée dénuée de confiance s’attendait à tous lesdésastres imaginables, son patriotisme seul la soutenait.
L«s Alliés Les premiers jours d’octobre se passèrent dans cet étateufin lof- d’anxiété, précurseur de l’orage. Les Prussiens avaient com-fensivc. menc £ (jès le 26 septembre le mouvement qui devait lesporter sur la Sarre et faire abandonner aux Français le fa-meux camp d’IIornbacb devant lequel les Alliés s’étaientarrêtés pendant six mois. On a pensé avec raison que cemouvement préparatoire pour éloigner les républicains desdébouchés des Vosges , aurait pu se faire plutôt et plus vivement ; mais surtout qu’il aurait dû être suivi immédiatementd’une marche rapide de 20 mille Prussiens par Fischbachsur Limbach ; tandis que Wurmser, renouvelant l’entreprisede Piaczewitz sur Bondenthal, eût pénétré dans la vallée dela Lauter, non avec 4 mille hommes, mais avec 20 mille.Saisir un point décisif et y diriger la masse de ses efforts étaitalors une science peu connue, et on put reprocher justement