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Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
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LIVRE XI, CHAP. I.XII.

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Telle fut l’issue de l’affaire de Wutzbourg qui décida laretraite des armées d’Allemagne. On ne saurait blâmer lesmanœuvres de l’Àrcbiduc, puisqu’il ne s’attendait pas à trou-ver Jourdan dans cette position. On voit par le récit desévénements, que l’inaction dans laquelle les Autrichiens res-tèrent le 2 septembre, sauva l’armée française prévenue surses communications par des forces supérieures et victorieu-ses. L’Arcbiduc devait penser que Jourdan chercherait à ga-gner de Schweinfurt la route de Wurtzbourg, de Gmundenou de Ilamelbourg ; or, dans tous les cas, il lui convenaitde passer le Meyn près de Fahrt ou de Schvvarzarch, pourêtre en mesure d’agir vigoureusement et de concert avecStarray. Dans le cours de la journée, les Impériaux firent degrands efforts à leur droite, ce qui serait devenu décisif siRray avait été renforcé du corps de Staader, laissé inutile-ment à Geroldshofen, et que tous les deux se fussent jetés surDippach et Bergtheim, tandis que l’Archiduc eût attaquéles villages de Bleichsfeld. Il est facile de juger quel auraitété le sort de l’armée française, lorsqu’assaillie de toutesparts, elle eût été coupée de Wurtzbourg, Gmunden et Ha-melbourg, et privée de la division Lefebvre. Il faut conve-nir néanmoins que les dispositions de l’Archiduc, à l’instantoù il vit qu’il avait un engagement général, furent très-bon-nes ; et si l’exécution en avait été conduite avec plus de vi-gueur, et appuyée à droite par le corps de bataille d’infan-terie, l’armée française eût couru le risque d’être rejetéeavec des pertes considérables sur la mauvaise route de Gmun-den.

Enfin Jourdan étant parvenu à gagner Arnstein, n’eut

Observa-tions surcettebataille.

Les Fran-