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Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
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32 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,

çais lèvent plus d’autre parti à prendre que de renoncer à sa retraite sur^Mayence' 6 Francfort pour atteindre la Lalm par les montagnes de Fulde,HauTe-Llhn dont les cliemins sont aussi mauvais que le pays est difficile,par Fulde. L’ arm ée française arriva le 6 à Scliluchtern, et continuasa marche, le 7, sur Steinstadt, dans un grand délabrement :de son côté, Marceau leva le blocus de Mayence, et vintdeux jours après la joindre derrière la Lalm.

L’Archiduc L’armée autrichienne avait pris position le 4 à Zell, elleF l°ieu S de se manœuvra ensuite dans l’intention de gagner Hanau avant lesra Aioreau Ur français, et de les séparer du corps de Mayence ; mais samarche fut trop lente pour atteindre ce but. D’ailleurs onest généralement d’accord que son plus grand intérêt eût étéde laisser à quelques corps légers le soin de poursuivre Jour-dan, qui ne devait trouver un refuge assuré que derrière laLahn ; tandis que l’Archiduc se serait vivement rabattu surUlm ou Stuttgard, avec la presque totalité de ses forces, pourcouper, de concert avec l’armée de Latour, la retraite à Mo-reau. Ne prenant pas cette résolution vigoureuse, et la retraitedes Français étant décidée sur Hamelbourg et Brickenau, onpouvait encore les faire suivre par les corps d’Elsnitz, deLichtenstein et de Staader, en même temps que 40 millehommes se seraient portés en trois marches, le 6 au soir, àFrancfort. Jourdan qui était ce jour-là à Scliluchtern, se fûttrouvé séparé par une masse supérieure, du corps de Mar-ceau devant Mayence aussi bien que de scs ponts du Rhin.Les Autrichiens consumèrent les moments les plus précieuxpour arriver sur la Lahn, car ils employèrent près de onzejours pour se rendre sur ses bords, où ils auraient dû arriver