LIVRE XI, CnAP. LXV. 141
agir sur leur aile gauche. Ou combattit de part et d’autreavec acharnement. Le général Àugereau emporta d’abord levillage de Caldiero, où il fit 200 prisonniers. Masséna, aprèsavoir gagné le flanc droit des Autrichiens, par Illassi et La-vagna, était près de s’emparer de la hauteur qui flanquaitleur ligne; mais la réserve arrivant sur ces entrefaites deVillanova, Àlvinzi fit porter cinq bataillons aux ordres dugénéral Schubirtz par Suave et Colognola contre la gauche deMasséna, et ordonna à Provera de marcher avec quatre batail-lons contre la droite d’Augereau ; tandis qu’on renforçait aussile centre de la position par quatre autres bataillons.
La mise en action de forces supérieures rendit vains tous LesFranrai*les efforts des Français; pour surcroît de contrariétés, le temps re poussés.était affreux, le froid, augmentant par degré, changea engrésil la pluie qui tombait à torrents depuis le matin, et qu’unveut de nord-est poussait avec violence contre la figure dessoldats. Les troupes harassées de fatigue, luttaient avec peinecontre tous ces obstacles : la gauche de Masséna, prise à re-vers par la colonne de Schubirtz, fut forcée de céder en dé-sordre le terrain quelle venait de gagner avec tant de peine.
A la vérité, la 75 e demi-brigade, qui était restée en réservejusque-là, arrêta l’ennemi par sa bonne contenance, et pro-tégea le ralliement des troupes dans leurs premières posi-tions, où elles continuèrent à canonner; mais, à la fin de lajournée, les républicains ne virent pas moins la nécessité dese retirer définitivement sous Vérone.
Le peu de succès de cette tentative devenait d’autant plus Dîsposi-
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mquietant, que Vaubois, repousse a Rivoli, pouvait y etre v inzî pourforcé ; dans ce cas, plus d’espoir de rétablir les affaires. Certes, vfroae.